C'est au cours de l'année 2001 alors qu'Indochine commençait à renaître aux yeux de tous avec l'album Dancetaria qu'est arrivée Paradize...
Paradize. Album qui porte si bien son nom.
Pour moi, le meilleur album de pop/rock jamais sorti.
Une pure merveille, une révolution, un honneur à la musique Française.
Un autre monde du premier au quinzième morceaux.
On en ressort secoué, retourné, et on l'adopte, obligé.
L'album commence fort avec la sublissime "Paradize" qu'il faut savoir écouter en profondeur pour apprécier. C'est album est à écouter très fort. Beaucoup de souffles, de "vent" comme je dis; des synthés, des petits sons audibles seulement à la 150ème écoute mais qui font de cette chanson un pur miracle, une génératrice de frissons à faire mal aux jambes, aux bras, aux joues.
C'est le souffle coupé qu'on enchaîne directement, sans transition pour respirer à "Electrastar" dont les paroles sonnent juste et nous remémorent Stephane. De nouveau un son puissant, lourd et chargé de guitare dont l'oreille habitué à Indochine ne peut faire l'impasse. De nouveau une mélodie à crier, à trembler. Single live particulièrement réussi. Plus de 5 minutes de rock pour de nouveau, sans nous laisser le temps de respirer nous laisser tomber dans "Punker"; ici, la magie semble plus loin, moins de profondeur mais toujours autant d'entrain et une voix interessante, peu courante. Chanson courte qui fera l'objet d'un single peu imposant. La pression retombe un peu et le dansant "Mao boy" poursuit l'album. La voix de Nicola est particulièrement entraintante, une mélodie de voix superbe accompagné de guitare sèche et toujours d'un mur de son d'éléctrique qui fera du morceau un très bon single qui marchera, à sa juste valeur, c'est à dire très bien. "J'ai demandé à la lune" nous amènre complètement dans un calme reposant qui nous permet de respirer un coup après une première partie d'album déchirante. Un brun longuet, certains sons sont néanmoins interesants et chantants. Single aux ventes explosés. Matraquage radio; recouvre peut-être les autres morceaux qui auraient mérité d'être exposé... "Dunkerque", un départ souple, plutôt lent mais plus on avance plus le son se charge, de nouveau, des surperpositions de voix interessantes; aujourd'hui, cette chanson a pris une autre dimension et le souvenir éffuse de frissons... Le déchirant "Like a monster" vient mettre un terme au calme qui s'était installé et nous balancent des sons incconus jusque là auxquels on adhère immédiatement. Complètement ailleurs, aucun morceau ne ressemble à celui-là. Petite merveille cachée dans l'album. Premier duo "Le grand secret" mêlant grâce et forcé avec des sons purs et d'autres plus rock. Deux voies sublissiment se calque avec perfection au piano.Single un peu trop méconnu. Ce sont des chuchotements qui compose l'intro de "La nuit des fées" dont la force ne lâche que sur le refrain. Un texte poétique, superbe, une mélodie envoutante. Un regret ? Trop peu joué en live. Intro douce et pourant pour "Marilyn" qui fera l'objet d'un excellent single. De nouveau, de manière semblable à "Paradize", on retrouve ces petits sons, ces mélodies éphémères de piano qui viennent ce rajouter au texte un peu énigmanitque de Nicola Sirkis. Un son à vous couvrir de frissons à vous écrasez les oreilles pour entendre encore plus loin, encore plus fort...La rêverie s'empare de nous avec le finale de cette même chanson qui laisse libre court à des images dignes de rêves dans les esprits. Intro douce et mélodieuse de nouveau; voici "Le manoir", une autre merveille méconnue de cet album. Des sons, inidentifiables, très travaillés; de nouveau on écrase la musique pour en percevoir les moindres détails; percevoir les moindres soufflent de cette voix. Sublime. Rêveuse, "Le manoir" laisse place à un morceau plus terre à terre "Popstitute" au riff de guitare plus qu'entrainant. Très bon live, qui entrainera un choix de single après le 3.6.3. Un brun de rebellion, une envie de changer, Popstitute se laisse chanter. Un fin d'album plus douce, le corps est déjà mort quand arrive "Dark" dont la douceur se laisse apprécier. Une voix lisse, qui sait aisément passer du grave au aigus. Un peu d'ailleurs pour amener "Comateen". Sublime. Difficile à caractériser. Se laisse écouter encore et encore. Calme mais forte, les déchirures des sons omniprésents sur cet album ne font pas exceptions sur ce morceau. A écouer les yeux fermés pour tout intégrer. Une fin magnifique; encore une petite merveille méconnue. "Un singe en hiver" cloture avec justesse l'album Paradize avec un texte poétique et très beau qui compense peut-être une mélodie sans artifice. L'album se termine. Il est temps d'ouvrir les yeux. Non, on a pa rêvé, il est là, entre nos mains. Paradize...